Jeudi 15 novembre 2007
Titre : Histoire d'un regard
Auteur : Sheikhan
Disclaimer : Tout est à moi
NB : En italique, ce sont les souvenirs du châtain
NB 2 : C'est court, mais le texte en aurait pâti si je l'avais allongé
NB 3 : Vous êtes les premiers à lire ce texte...


Il était là, devant l’internat. Il parlait avec ses amis. L’étudiant ne savait pas de quoi. Il n’avait jamais su. Il ne L’avait pas souvent entendu discuter, mais c’était sans doute parce qu’Il parlait assez peu. Pourtant le châtain était incapable de le qualifier d’associal, Il avait des amis, mais Il était sélectif.

 

Enfin là de toute façon, il était trop loin pour L’entendre. Il se contentait de Le regarder, de se gorger une nouvelle fois, peut-être la dernière, de Son image, avant de repartir loin d’ici. C’est qu’il n’était plus au lycée, contrairement à Lui.

 

Il aurait aimé se dire qu’il y avait eu quelque chose entre eux, mais à part quelques regards, parfois insistants de parts et d’autres, cela n’était jamais allé bien loin. Il aurait aimé se dire qu’Il l’avait déjà observé comme il aimait le faire avec Lui. Il aurait voulu pouvoir crier haut et fort qu’il Le comprenait, mais il n’en était pas sûr. Il aurait fallut qu’il L’aborde, et qu’il le fasse vraiment, pas juste pour une feuille ou une place qu’il ne voulait pas Lui céder. Ca avait toujours été ça entre eux, les regards absorbés et les regards qui défiaient. Enfin, toujours depuis ce moment-là...

 

Le cours d’histoire suivait son rythme. Le châtain dessinait. Le brun dormait. Les filles discutaient ou jasaient. Les mecs planifiaient leur prochain week-end. Un cours d’histoire pas tout à fait normal, donné par un professeur ennuyeux et aimé de personne. Un professeur qui donnait aux autres de bonnes raisons pour être détesté. Un professeur qui alla trop loin en provoquant le brun...

 

Le fait qu’ils se cherchent était si courant que les élèves n’y accordaient plus qu’une attention majeure. Et puis d’un coup, Il se leva de son siège, près à frapper le petit homme malodorant devant lui. Celui-là même qui, au lieu de donner ses cours, préférait l’embêter pour pouvoir jouer les victimes.

 

Des cris jaillirent, faisant lever la tête au futur étudiant en lettres, qui se moquait un peu de tout cela. Le professeur risquait de se prendre un mauvais coup ? Et alors ? Ce n’était pas comme s’il ne faisait rien pour...

 

Mais Il baissa le poing, et regarda avec haine le corps volumineux sortir « pour aller en informer le proviseur ». Il s’appuya plutôt sur sa table, tandis que ses camarades L’entouraient. Et Il avait l’air perdu, même s’Il ne voulait sans doute pas le montrer. Et le cœur du châtain se comprima. Il se sentit oppressé sans savoir pourquoi. Il sut, le soir.  Il comprit que ce qui l’avait bouleversé fut de L’avoir vu si humain, Lui qui semblait toujours intouchable. Le voir vulnérable l’avait saisi au corps, et il ne put plus oublier ce qu’il avait vu.

 

Depuis ce jour, il L’avait veillé de loin, ne pouvant pas faire grand chose de plus pour lui montrer ainsi son soutien. Il avait fait plus attention à ce qui se disait quand on parlait de Lui. L’autre avait fini par le voir, mais sans doute n’avait-Il pas compris. Ou alors avait-il pris cela pour de la pitié. L’étudiant n’en savait rien.

 

Il aurait aimé être Son ami, mais n’avait jamais osé aller vraiment vers Lui. C’est pour cela qu’il se contentait de L’admirer de loin. La largeur de la route était à elle seule un obstacle de taille. La distance qui les séparait lui semblait trop grande. Et puis, maintenant, à quoi bon ? se dit-il. Il n’était plus dans l’établissement, après tout...

 

Il s’apprêta à se retourner pour faire demi-tour, et lâcha un bref instant le jeune homme du regard. Quand ses yeux revinrent sur sa silhouette, ils furent happé par un océan de jais. Si noir, si profond qu’il s’y perdit aisément. Même les battements effrénés de son cœur ne suffirent pas à le ramener à la surface. Il se noyait dans Ses yeux, et il en était heureux... Au fond, ce regard racontait leur histoire...

 

Celle d’un grand brun qui entra nonchalamment dans la pièce où se réunissait pour la première fois leur classe de première ES, jetant juste un coup d’œil rapide au petit brun qui, lui, était installé au premier rang faute d’avoir pu trouver une place derrière.

Celle d’un regard échangé entre eux alors que le grand brun s’était assis, quand le plus jeune des deux avait tourné la tête vers Lui en voulant observer les autres élèves, alors que l’Autre le regardait apparemment.

Celle d’un délinquant qui ne semblait pas se sentir à sa place en classe, et passait plus de temps à bavarder avec ses voisins alors que l’autre garçon, bien plus réservé, tentait de suivre les cours au lieu de rêvasser.

Celle d’un garçon perdu alors qu’Il semblait toujours si fort, tandis que l’autre lui aurait volontier offert son soutien s’il était parvenu à passer outre sa timidité.

Celle d’un jeune homme qui avait fait une erreur de trop et s’était retrouvé avec les trois quarts de la classe à dos pour l’année suivante, quand le plus jeune des deux se débattait avec ses problèmes, essayant malgré tout de garder un œil sur Lui.

Celle d’un grand brun qui l’envoyait paître ou l’ignorait les rares fois où le châtain allait vers Lui.

Celle d’un jeune adulte qui malgré tout jetait des coups d’œil régulièrement sur l’adolescent, lequel se faisait une joie de soutenir son regard et s’amusait de voir l’Autre détourner les yeux alors qu’Il ne le faisait pourtant pas souvent avec les autres.

Celle d’un garçon aux cheveux longs qui se perdait dans les iris noirs de son camarade aux chevaux courts, alors qu’ils auraient tous deux du suivre les cours de philosophie.

Celle d’un timide qui ne s’offusquait pas de voir l’Autre assumer ses actes quand les autres élèves les réprouvaient.

Celle d’un lycéen qui laissa ses amis aller en cours et traversa une partie de la rue, les yeux rivés dans ceux de l’étudiant, qui lui n’y croyait pas.

Celle d’un brun qu’une voiture renversa, parce qu’elle roulait bien trop vite dans une rue fréquentée exclusivement par des jeunes gens obligés de la traverser pour aller dans l’autre partie du lycée.

Celle du châtain qui accourut vers Lui, priant pour être en plein cauchemar en Le voyant inerte sur le sol, alors que le sang formait une flaque de plus en plus étendue. (1)

Celle de deux êtres qui n’auront jamais vraiment su ce que pensait l’autre, car séparés avant d’avoir pu, à cause d’un ivrogne qui en dépit du bon sens, avait pris le volant de sa voiture…

 

Voilà. Bon, ce n’est pas très gai, j’avoue. Ce n’était pas fait pour non plus à dire vrai. J’aime écrire des histoires avec des fins comme ça, scusez (et pourtant j’aime pas en lire xD). J’espère que la bizarrerie de cet OS ne vous a pas rebuté. Sans doute pas si vous lisez ce petit message. Au fait, au cas où vous n’auriez pas saisi, lorsqu’il y a des majuscules "intempestives", c’est que ça parle du brun. Par exemple : « Pourtant le châtain était incapable de le qualifier d’associal, Il avait des amis, mais Il était sélectif. » C’est le brun qui est sélectif :)

 

Désolée de n’avoir nommé ni l’un, ni l’autre, mais je ne pouvais pas le faire (je me comprends).

 

Merci de votre lecture :o

Sheik’

 

(1) Qu’on s’entende bien, ça ne fait pas une flaque d’un mètre de diamètre, hein ! lol
par Sheikhan publié dans : One shot originaux
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Lundi 29 octobre 2007

L’histoire de Tnemelle le Tordu et Avrenig la Belle.


Auteur : Sheikhan
Genre : Humour
Disclaimer: Tout est à moi
Note : On devait faire une histoire pour le cours d'informatique... Voilà ce que ça donne !


Le petit garçon était confortablement allongé sur son lit. A côté de lui se trouvait un jeune homme, tenant à la main des feuilles manuscrites. L’enfant s’exprima alors après un court silence...

 

« S’il vous plait, raconte-moi une histoire !

- D’accord... Voyons voir...

 

Il était une fois un homme tordu, avec un chapeau tordu, qui vivait dans une maison tordue. Cet homme, qui s’appelait Tnemellenoitutitsnocitna (ou peut-être autrement, son nom était si long que même lui n’était pas certain de s’en souvenir), était amoureux d’une très très très belle princesse, malheureusement très très très fidèle à son très très très bel époux.

Tnemellenoitutitsnocitna, qui préférait se faire appeler, de façon plus brève, Tnemelle, eût alors l’idée de faire appel à un sorcier très connu, dont on ne devait prononcer le nom. Il désirait éloigner le mari de la belle, afin de pouvoir consoler cette dernière et, au final, obtenir ses faveurs. Fort heureusement pour lui, ce sorcier si connu avait un différent avec Yrrah, le bel époux de Dame Avrenig, prince héritier du royaume. Aussi lui fit-il grâce du prix du sort qu’il devait exécuter, à la condition toutefois de pouvoir faire ce qu’il voulait du futur roi. L’homme tordu, bien trop heureux de voir son vœu exaucé, accepta aussitôt.

 

- Mais ce n’est pas gentil ! s’exclama l’enfant.

- Non Siegfried, ce n’est pas gentil. Néanmoins, l’histoire est ainsi faite. Et rassure-toi, l’homme tordu et le sorcier n’ont pas fini de vivre leurs mésaventures. Je disais donc...

 

Le sorcier s’exprima alors en ces termes :

« Au septième matin du septième mois de la septième année, lorsque Mars sera en Vénus à côté de Jupiter...

- Vous êtes sûr que tout cela est possible ?

- On ne contredit pas Lord *bip* !!! Bref, vendredi prochain à huit heures, apporte-moi du café, des cookies et du lait. Avec ça, je pourrais jeter le sort. »

L’homme tordu, quoiqu’un peu sceptique, n’osa faire remarquer qu’il s’agissait plus d’un petit déjeuner que d’ingrédients magiques. Il se contenta d’approuver d’un signe de tête, et fuit en direction de chez lui, où, au moins, tout était normal (bien que tordu, ajouta sournoisement sa conscience Jimmyni) !

Lorsque le jour J arriva, Tnemelle revint dans la clairière du sorcier, et lui apporta ce qui avait été demandé. Le magicien s’assit confortablement un peu plus loin, et mangea paisiblement ce qui lui avait été donné, sous l’œil désabusé de son « employeur ». Quand il remarqua l’air affiché par l’homme, le sorcier termina sa bouchée et prit la parole. Il lui expliqua que si la nourriture apportée était nécessaire pour jeter le sort, c’est parce que cela l’affamait toujours (et on le sait, deux sorciers affamés n’en valent même pas un mal nourri).

 

***

 

A l’autre bout du pays, un jeune homme fort et vigoureux s’évanouit brusquement. Dans sa chute, son front heurta le coin d’une table, et il en reçut une cicatrice en forme d’éclair. Son épouse, alertée par le bruit, vint à lui et le trouva endormi. Affolée, elle s’empressa de rejoindre Dame Hermione, son amie. Toujours de bons conseils, celle-ci lui recommanda de prévenir le médecin royal, occupé à essayer de sauver le roi Dagobert (que l’on avait retrouvé dans un état critique au milieu de bébés homards).

 

Malheureusement, s’il put le sauver momentanément grâce à Bob, son éponge magique, il ne put guérir Yrrah de sa folie. Et le prince héritier devenu roi (son père était finalement décédé), ne put résister contre son envie de voler (due au sort de son ennemi juré : le sorcier). Il se fit construire des ailes de cire et sauta du haut du donjon. Il est bien connu que ce n’est pas à faire un jour de canicule très ensoleillé...

Il fut retrouvé mort.

 

***

 

Quelques semaines plus tard, Tnemellenoitutitsnocitna et le sorcier apprirent la nouvelle. En effet, curieux de l’étrange procession qui agitait les lieux, il interrogèrent un villageois qui les mit au courant : une fois les rois morts, des jeunes hommes de tout le pays se mirent en route vers le château de la Reine Avrenig, dans l’espoir d’obtenir sa main. Alarmé, l’homme tordu demanda à l’enchanteur de régler cela, moyennant le repas de la fois précédente (après tout, cela aurait du être gratuit ! enchérit-il). Exaspéré par le harcèlement constant qu’il subissait, l’ensorceleur accepta.

Le pays fut curieusement envahi de pétales de fleurs de cerisier dans les jours qui suivirent...

La Reine quant à elle fut soulagée que tout cela cesse enfin. Elle put se consacrer à son deuil quelques mois durant.

 

3 mois après.

 

Tnemelle jugea qu’enfin il pourrait se rendre au château et faire décemment sa demande en mariage à la reine. Il chevaucha donc sans discontinuer, changeant de cheval s’il le fallait, pour ne trouver qu’un château abandonné... entouré d’une forêt de ronces géantes. Merlin, le grand Mage du pays, avait condamné l’accès au château à la demande de la dirigeante de Gwartshog (le pays de notre conte) quelques mois plus tôt. De toute façon, elle n’y vivait plus la mort de feu le roi Yrrah.

Il en fut si bouleversé qu’il se précipita chez le sorcier dont le nom ne devait être prononcé. Comme ce dernier ne voulait plus le revoir, il fit ce qui lui était demandé (trouvé la reine où qu’elle soit), et dès que l’homme tordu partit, le maudit (et se rendit invisible au cas où il reviendrait quand même).

Tnemelle reprit la route, et après des jours et des jours de marche (pour son cheval Lafayette surtout), arriva enfin à destination. La jeune femme de ses rêves se trouvait dans une tour sans porte, enfermé là par une sorcière : son affreuse belle-mère, l’ex impératrice Narcissa, surnommé Cissy, à cet instant trop occupée par son miroir pour se soucier de l’intrus.

« Avrenig ! Avrenig ! Êtes-vous là ?

- Oui ! »

La Dame sortit la tête à la fenêtre et l’aperçut.

« Qui êtes-vous ? demanda-t-elle de sa voix fluette.

- Je me nomme Tnemellenoitutitsnocitna. Je suis venu vous délivrer. Savez-vous comment je puis monter vous chercher ?

- Eh bien... Depuis que j’ai changé de shampooing, mes cheveux poussent très rapidement. Je puis sans doute les lâcher et ils vont serviront de corde.

- Faites, et sitôt vos cheveux lâchés, je viendrai vous libérer ! »

Cependant, il est délicat d’escalader une tour à l’aide d’une corde lorsque son corps est si difforme que l’on ne peut regarder devant soi sans se mettre de biais. Aussi, quelques mètres plus haut, l’homme tomba, et en se relevant, se fit un tour de rein. La jeune Dame réapparut à la fenêtre lorsqu’elle entendit son cri, et s’enquit de sa santé.

« Douloureuse ! » s’exclama-t-il, avant de songer que sans montrer de bravoure, il n’obtiendrait pas ses faveurs. « Mais pour vous, je puis bien passer outre. Néanmoins, me sentir grimper à vos cheveux doit vous être désagréable – je pèse lourd. Coupez-les donc et attachez-les à un anneau. Je serai bientôt de retour, et je pourrais dès lors vous sortir de cet horrible endroit !

- Bien. Je ferai ce que vous dites mon ami. A bientôt je l’espère !

- Je serai de retour avant même que vous m’ayez vu vous quitter ! »

Il partit à la recherche du sorcier qui l’avait jusqu’alors aidé, tandis que le prince Athelwulf, venant du pays de fort fort lointain, découvrit la corde de cheveux en passant par-là. Juché sur sa jument Clochette, il cria :

«  Y a-t-il quelqu’un ?

- Est-ce... Oh ! Que vous êtes joli ! Que vous me semblez beau !

- Êtes-vous prisonnière belle Dame ?

- Oui ! Ma belle-mère veut toucher l’héritage laissé par mon défunt époux, aussi m’a-t-elle enfermée ici afin de me faire passer pour morte ! Je vous en prie, aidez-moi !

- Je vais vous faire un buisson qui amortira votre arrivée, puis, je vous aiderai à descendre le long de cette corde !

- Quelle bonne idée ! Faites ! Faites ! Oh, comme je suis heureuse ! »

Ainsi dit, ainsi fait ! Quelques moments plus tard, la belle était dans les bras du bel homme blond. Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants...

Tnemelle, quant à lui, cherchait toujours le sorcier...

 

« Elle est bien Monsieur ton histoire... dit Siegfried d’une voix endormie.

Merci », répondit Frey en le bordant. Devait-il vraiment lui dire que ce n’était pas du tout l’histoire qu’il voulait lui conter ? Son frère Petit Tecuop avait du passer par-là et changer le manuscrit...

par Sheikhan publié dans : One shot originaux
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Samedi 27 octobre 2007

 

Auteur : Sheikhan
Titre : Morts dans la neige
Genre : Angst/Drame
Disclaimer:
Tout m'appartient et je ne prête ni l'univers de la nouvelle, ni les personnages !!!
NB : Pour mieux comprendre la fin, il faut savoir que Sheikhan et Ilöwyn sont amants, et que malgré ce qui se passe, ils s'aiment.



Le cadre aurait pu sembler paradisiaque sans les traînées rougeâtres disséminées dans la neige. Le ciel sombre et bleu recouvrait avec douceur le beau jardin nippon. Les verdoyants arbustes, résistants au froid, offraient un paysage digne de la plus belle photographie. Les petites mares, dont les surfaces glacées étaient peu à peu recouvertes de cristaux blancs, ajoutaient encore un peu de magie à cet endroit si typique des maisonnées japonaises. Le muret qui entourait le tout, avec son toit de tuiles si blanches qu’elles en étaient éblouissantes, ne gâchait en rien le charme de ce lieu.

 

Non en vérité, la seule chose susceptible, aux yeux de toute personne saine d’esprit, d’enlaidir le jardin était la présence fortuite de deux hommes, dont l’un semblait plus mort que vivant. Aux côtés de son corps quasi inerte se tenait, immobile et debout, une personne aux longs cheveux d’ébène. Un être que la neige ne gênait visiblement pas, contrairement à l’autre individu tremblant.

 

De ces deux personnes émanait un sentiment de paix, chose étrange si l’on considérait leur état. Le plus grand, et le plus vaillant, avait le visage et une partie de sa tunique rouge ensanglantés. Il semblait néanmoins peu blessé. A l’inverse, il se trouvait que son adversaire avait une large blessure béante à l’abdomen, et une plaie qui lui barrait le visage. L’une de ses mains, la seule encore valide, appuyait avec le peu de force qui lui restait près de sa blessure au ventre pour tenter d’en stopper l’hémorragie.

 

« Tu sais Ilöwyn, commença le brun à voix basse, tu aurais pu vivre si tu l’avais voulu. »

 

Le jeune blond, qui ne devait dépasser la vingtaine d’année, fixa son regard vert dans celui bleu prussien de son meurtrier. Néanmoins, il ne prit pas la peine de répondre. Il existait entre eux, malgré tous leurs différents, une entente mutuelle hors du commun.

 

« J’admets toutefois que le lieu de ta mort est bien choisi. »

 

Un mince sourire fleurit sur les lèvres de l’assassin. Il s’accroupit ensuite, puis, en se relevant, prit son katana. La lame souillée luisait à la lumière de la pleine lune. Il l’observa un moment, sans mot dire, puis reposa son regard sur l’autre jeune homme.

 

« Je me demande... Etait-ce par nostalgie ? »

 

Le blessé esquissa l’ombre d’un sourire, puis grimaça franchement. Un éclair de douleur traversa son beau regard amande. Il gémit.

 

« Ah oui. Ca doit être douloureux, c’est vrai. J’aurais aimé t’épargner le visage, mais tu ne m’as pas laissé le choix. »

 

La voix grave du brun s’éleva à nouveau, couvrant à peine le bruit de l’eau coulant dans le bambou, à quelques mètres d’eux.

 

« Tsukiyo te manque ? »

 

Tsukiyo... Nuit éclairée par la lune. Un prénom qui s’expliquait par le moment de sa naissance. Son père l’avait proposé après avoir jeté un oeil par la fenêtre.

 

«  A moi oui. Enfin tu t’en doutes sûrement. Il est vrai que si ce n’était pas le cas, je ne serais pas là. Et vois-tu... J’aurais préféré que, justement, ce ne soit pas le cas. Etait-ce vraiment une obligation ? D’en arriver là je veux dire. Après tout, tout aurait pu tellement mieux se passer... si tu n’étais pas si impulsif. »

 

Il marqua une brève pause.

 

« Allons Ilö-kun1, réponds-moi enfin ! Tu ne voudrais pas souffrir davantage tout de même ?! »

 

Le katana fut essuyé avec tendresse grâce à la manche de sa tunique. Le métissé, né d’un mère anglaise et d’un père japonais se baissa à nouveau. Du bout du doigt, il effleura la partie intacte du visage angélique qui lui faisait face, et écarta une mèche blonde qui tombait sur l’œil gauche de son vis-à-vis.

 

« Alors, elle te manque ?

- Ha... Hai2.

- Je m’en doutais. »

 

A nouveau, les doigts du brun attrapèrent le fourreau de son arme, qu’il rangea d’un geste assuré. Voyant la surprise s’inscrire dans les yeux de son ami, il s’expliqua.

 

« Ilö-kun1, Ilö-kun1, Ilö-kun1... Tu me déçois, tu sais ? Pensais-tu vraiment que ta fin viendrait de cette lame ? Je ne l’ai déjà que trop utilisé voyons ! Mais il m’aurait été difficile de venir à bout de ton katana sans le mien. Tu t’es vraiment amélioré. Je suis heureux que mes leçons n’aient pas servi à rien. Je pense même que tu es l’élève le plus assidu que j’ai jamais eu. Sincèrement, ce combat contre toi m’a fait très plaisir... mais il est dommage que ta vie s’achève si vite. J’ai peur de devoir attendre encore davantage avant d’avoir à nouveau à faire face à un si bon adversaire. Quoiqu’en toute franchise, il te manque un peu d’expérience.

- Hai2.

- Enfin pour en revenir à l’essentiel, sache que je ne compte pas mettre fin à tes jours avec une arme sans valeur. Non que la mienne n’en ait pas, mais j’en ai une qui ne demande qu’à être utilisée. Vois-tu de quoi je parle ? »

 

Pendant qu’il déposa son sabre près de lui et chercha une autre arme à sa ceinture, le blond hocha la tête sans brusquerie.

 

« Il est magnifique n’est-ce pas ? A la hauteur de sa propriétaire. On peut au moins te reconnaître une chose, tu as fait un choix excellent en le lui offrant. Dommage qu’elle ne s’en soit pas servit pour se défendre... »

 

Son regard eut beau se glacer, la voix doucereuse de l’agresseur ne changea pas de ton. Elle semblait caresser chaque courbe du corps d’Ilöwyn, comme les mains d’une amante l’auraient fait. Pourtant, sa main droite s’était refermée sur le manche d’un superbe poignard, dont la lame indemne scintillait à cause des flocons de neige fondus déposés dessus.

 

«  Et il coupe magnifiquement bien sais-tu ? Veux-tu que je te montre ?

- Ié3...

- Si Ilö-kun, je vais te montrer. Donne-moi ton bras gauche.

- Ié3...

- Ce n’était pas une question mais un ordre ! Donne-moi ton bras gauche !

- Shei...

- Donne !

- Hai2...

- Arigatô4 Ilö-kun. »

 

Avec tendresse, le brun passa le tranchant de la lame contre la peau immaculée de son ami. Une fine marque rouge, d’où perla bientôt quelques goûtes de sang, fit son apparition, tandis que le blessé contint un gémissement.

 

«  Un excellent choix, c’est bien ce que je te disais.

- Sheikhan... Gomen nasai5...

- Ca ne suffit pas Ilö-kun. Être désolé c’est bien mais c’est un peu tard. Elle est morte mon ami, maintenant, tous les regrets du monde n’y changeront rien. Elle ne reviendra pas... Mais je suis quelqu’un de bon Ilö-kun. Tu vas la rejoindre.

- Arigatô4 Sheikhan. Arigatô4... »

 

La lame plongea dans le cœur du blond, qui pour ses derniers instants de vie eut comme vue le bleu des yeux de son meurtrier. Mais s’il semblait qu’en ce lieu majestueux une vie prit fin, il y eut deux morts en vérité...

Le corps du brun s’éloigna sans joie ; sa sœur était vengée, mais il avait perdu son seul ami... et son âme.

 

1 Le suffixe –kun marque l’affection en japonais (quand on s’adresse à un jeune garçon).

2 Hai :   Oui, d’accord

3 Ié : Non

4 Arigatô : Merci

5 Gomen nasai : Je suis désolé(e)

par Sheikhan publié dans : One shot originaux
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Mardi 24 juillet 2007
Titre : Pour voir ton sourire
Rating : K
Auteur :  Sheikhan
Disclaimer : Les deux frères sont à Masami Kurumada, ils proviennent du manga Saint Seya. La jeune fille est à moi.


Si un peintre voulait reproduire ce qu’il voyait, il peindrait la mer bleue qui s’étend à l’infini, se mêlant au ciel dénué de nuages. Il représenterait les mouettes qui se mouvent au-dessus du rivage, et le sable fin de la plage. Immanquablement, il se s’attarderait sur les roches qui bordent l’étendue sableuse, et l’homme qui s’assoit chaque jour face à ce qui a été le cadre de sa vie treize ans durant. Non, il ne pourrait pas oublier l’être aux longs cheveux bleus qui observe inlassablement, du lever au coucher du soleil, l’eau aller et venir.

Pour lire la fic entièrement, allez sur ce lien : Pour voir ton sourire
par Sheikhan publié dans : Pour voir ton sourire (K)
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Lundi 9 juillet 2007
Il est fort probable qu'il y ait une séquelle et deux préquelles à Promesse brisée. J'y ferais quelques allusions déjà dans la fics (en tout cas aux préquelles, ils ne lisent pas l'avenir dans les boules de cristal XD

  • Sans idée de titre pour l'instant - préquelle

Voilà bien qu'en rejoignant Saga après l'entrainement, Kanon le retrouve accompagné par une jeune fille masquée, puisqu'apprentie chevalier elle-aussi. Il sait bien qui elle est, puisqu'il l'observe chaque jour, même s'il n'en a pas le droit. Comment faire pour ne pas la laisser aux mains de son frère, et surtout pour qu'elle soit avec lui ?

Ca parait niais comme ça, mais vu l'idée que j'en ai, ça ne le sera pas tellement. J'peux même vous dire que c'est une death fic, et ça explique entre autre pourquoi Kanon avait décidé de règner sur le monde.

  • Dérapage (titre provisoire) - préquelle

Kanon s'entraine pour maîtriser les ouvertures vers d'autres dimensions. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu, et un beau jour, il se retrouve aspiré par sa propre attaque. Le voilà débarqué en pleine forêt, dans un monde inconnu... et sans cosmos de surcroît. Comment revenir ?

Ce sera une fic à chapitres courte, ou un très long one-shot.


  • Le destin des 13 (titre provisoire) - séquelle

Les douze chevaliers d'or se retrouvent dans une autre dimension après la destruction du mur des Lamentations. Bien décidé à retourner sur Terre, ils s'entraident, et finalement y parviennent. Malheureusement pour eux, il ne s'est pas passé quelques jours depuis la fin de la guerre contre Hadès, mais dix longues années... et ils n'ont plus leur place nulle part !

En gros, j'avais pas envie de les laisser mourir (certains plus que d'autres, j'avoue), et pas envie non plus de les faire revenir dans un environnement trop connu. Ainsi donc, voilà ce qui leur arrive quand mes neurones trouvent une idée "géniale". Autre précision : comme ça se passe après Promesse brisée, Gaia et Kanon ont été ensemble :)


Voilouuu !!!
par Sheikhan publié dans : Promesse brisée (T)
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Lundi 25 juin 2007
Comme je suis toujours ravie de connaître vos interrogations par rapport à ce que j'écris, et d'y apporter des réponses si ça n'empiète pas sur la suite (ben voui, pas de spoiler, désolée ^^'), voici un article exclusivement consacré à ce jeu de questions/réponses. Enjoy !


Gaia possède-t-elle un cosmos ?


La réponse est oui, elle en possède un. Vous aurez plus d'informations dans les chapitres suivants, notamment sur le fait qu'elle ressente le cosmos des autres sans le voir.


Gaia a-t-elle un rapport avec la Gaia de la mythlogie ?


Sinon le fait que ses parents ont tiré son prénom de là, elle n'a aucun rapport avec, non. Mais c'était bien d'y penser^^


Pourquoi Kanon vient la voir ? Une intuition ?


Je sors mon joker ! Héhéhé  Très bonen question, encore que  la raison n'est pas extraordinaire.  Réponse dans un prochain chapitre (je ne sais pas très bien lequel... peut-être le 9...)


Pourquoi vient-ils tous les jours au Calypso ?


Joker bis, encore une fois. Désolée, les bonnes questions n'auront pour la plupart pas de réponse ^^' (mais quand vous l'aurez, vous me maudirez d'avoir fait tant de mystère ! mdr)


Est-ce que ça a un rapport avec Gaia si Kanon vient tous les soirs au bar ?


Joker ter. Nan je plaisante. Oui ça a un rapport avec elle. Je n'en dis pas plus par contre.


Est-ce Saga qu'il appelle durant son cauchemar ?


Oui, c'est bien lui. Ce n'est pas très dur de le deviner je pense. J'essaierai de caser la teneur du cauchemar plus tard, mais ça risque d'attendre un bon moment.


Si vous en avez d'autres, ou si vous avez envie de discuter à propos de ça, suffit de laisser un commentaire  ;)
par Sheikhan publié dans : Promesse brisée (T)
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Lundi 25 juin 2007

Nom : Lorrent

Prénom : Aurora

Âge : 15 ans

Niveau d’étude : 5ème année à Hogwarts (soit une année de moins que Harry)

Maison : Slytheryn (Serpentard)

 

Famille :

 

Son père se nommait William Lorrent. Il s’agissait d’un descendant d’une très vieille famille de Sang pur australienne. Il est venu vivre en Angleterre (à Londres) lorsqu’Aurora avait 5 ans. Leur manoir, incartable et invisible aux yeux des moldus, est un héritage de sa femme, une descendante d’une famille de sang pur anglaise. Il est mort à l’âge de 51 ans, tué par son fils parce qu’il ne souhaitait pas se rallier à Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.

 

Sa mère, Jessica Lorrent, née Hollow, est morte à l’âge de 51 ans, pour les mêmes raisons que son mari. Bien que née dans une famille de sang-pur anglaise, elle n’avait pas de complexe de supériorité vis-à-vis des autres familles de sorciers, ou de moldus. Douce, intelligente et calme, elle a fait de son mieux pour élever ses enfants, bien que ses nombreuses absences et conquêtes ne l’aient guère aidée. Elle n’a visiblement pas réussi à en faire des enfants modèles.

 

Aurora ne regrette ni son père, ni sa mère mais seulement la protection qu’ils lui offraient.

 

Christopher Lorrent (dit Chris) est le frère d’Aurora. Il était dans la maison Ravenclaw, mais est sorti de Hogwarts quelques six années avant l’histoire. Il est âgé de 23 ans et a épousé Elizabeth O’Neil l’année précédente. 10 mois plus tard est né Horrold Lorrent, son fils. Il est aux ordres de Vous-Savez-Qui (j’adore les périphrases, mais qu’est-ce que c’est pénible à écrire XD) depuis son retour (enfin deux mois après il y était). Il a tué sa famille comme preuve de sa loyauté, sauf Aurora parce qu’il était persuadé qu’elle Le rejoindrait... Elle s’est enfui et depuis cherche un moyen de se venger et de ne pas se faire tuer.

 

Chronologie :

 

5 Mai 1981 : Naissance d’Aurora Lorrent à Sydney

Juin 1986 : Déménagement des Lorrent en Angleterre, à Londres plus précisément

Fin juillet 1992 : Aurora reçoit sa lettre d’admission à Hogwarts.

Septembre 1992 : Elle entre en première année.

Septembre 1993 : Elle entre en deuxième année.

Septembre 1994 : Elle entre en troisième année.

Septembre 1995 : Elle entre en quatrième année.

Septembre 1996 : Elle entre en cinquième année.

Avril 1996 : Ses parents se font tuer par son frère. Elle se réfugie à Hogwarts, et cherche un moyen de se venger sans se faire tuer.

Mai 1996 : C’est durant ce mois-ci que se passe Le Rituel, mais on ne sait pas exactement quel jour c’est.

par Sheikhan publié dans : Le Rituel (T)
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Lundi 25 juin 2007
Titre : Le réveil du Diable
Genre : Humour
Auteur : Sheikhan
Disclaimer : Tout m'appartient !
Rating : K
Note : Entre * ce sont les pensées d'Aurélien


Le soleil continuait à monter doucement dans le ciel aujourd’hui dégagé. Les oiseaux qui vivaient dans les arbres du jardin voisin ne cessaient de gazouiller au point qu’un pauvre jeune homme au sommeil bien trop léger finit par se réveiller. À voix basse, de façon totalement inaudible, il lâcha quelques jurons avant de se retourner, de plaquer son oreiller sur sa tête et de tenter de se rendormir. L’ennui était qu’avec lui, une fois qu’il avait les yeux ouverts, il n’était plus possible de les refermer pour continuer à dormir avant le soir, une fois que la nuit était tombée depuis quelques heures. Finalement, il n’insista pas et se leva doucement de son lit, dans un état semi-comateux. L’adolescent de bientôt dix-sept ans s’étira et passa une main dans ses longs cheveux bruns emmêlés.

*Faut que je les coupe !!!*

L’une de ses mains attrapa rapidement son pantalon tandis qu’il alla chercher le reste des vêtements qu’il mettrait sur son étagère. Moins de cinq minutes plus tard, il était habillé, il ne lui restait qu’à se coiffer, manger et se dépêcher pour ne pas rater – encore – le car scolaire. Le chauffeur était gentil, il l’attendait toujours un peu, depuis le temps, il savait bien que jamais Aurélien n’arrivait à l’heure à l’arrêt. Ça faisait deux ans que ça durait, il n’y avait aucune raison que ça change. Néanmoins, pris d’un doute soudain, ledit garçon alla jeter un œil sur son réveil.

"7 heures 48 ! Mince !"

Cette fois, il s’était carrément réveillé dix minutes après le passage de son car, comme ça c’était clair, il n’arriverait jamais à l’heure, à moins bien entendu qu’il ne réveille sa mère ce qui risquait d’être difficile, et qu’il la persuade de l’accompagner, ce qui tenait du miracle pour le coup. Pourquoi donc son réveil n’avait-il pas daigné faire son travail convenablement ? Etait-ce trop lui demander après quatre ans de bons et loyaux services ?! Maudits fabricants ! Ils vous faisaient une garantie de 3 ans pour que ça ne fonctionne plus juste après ! >.< À moitié désespéré, il enfourna ses affaires dans son sac, alla rapidement se recoiffer et se faufila sur la pointe des pieds dans l’antre du Diable… La chambre de sa très chère et tendre maman.

"M’man ! M’man réveille-toi !"

"Hmm… "

"M’man !"

"Qu'est-ce qu'il y a ?"

"J’ai râté le bus, faut que tu m’emmènes… "

"Hmm… "

"M’man !" finit-il par s’exclamer mi-outré par ce manque d’attention, mi-amusé par la réaction de sa génitrice.

"Vas-y à pied !"

"Mais c’est à treize kilomètres de la maison ! "

Elle était folle, complètement folle. Quitte à ce qu’elle ne l’emmène pas, il n’irait pas. De toute façon, si c’était pour s’y rendre à l’aide de ses seules jambes, autant ne pas quitter la maison, d’ici à ce qu’il arrive au lycée, il faudrait en repartir : il n’avait pas cours de l’après-midi.

"Hum..."

*Et ben c’est pas gagné ! >.> *

"M’man… S’il-te-plaît ma môman que j’aime et que j’adore, amène-moi au lycée."

"Laisse-moi tranquille !"

*Quand je pense qu’elle veut pas que je sèche les cours !*

"Mais j’ai un contrôle en mathématiques, faut pas que je le rate celui-ci, sinon je vais jamais rattrapé mon 8 de la dernière fois."

Et là il sut qu’il avait vaincu la Bête. Sa mère déclara forfait étant de toute façon réveillée maintenant. Elle n’aurait pas du avoir d’enfant, comme ça elle pourrait dormir le matin. Il le savait pourtant qu’elle travaillait de nuit ! Un soupir sonore retentit dans la pièce alors silencieuse.

"Ca va, va démarrer la voiture…Et n’oublies pas de ne pas toucher au levier de vitesse !" ajouta-t-elle précipitamment en souvenir de la dernière réparation en date de son automobile.

"Oui oui ! ^___^ "

Il fila jusqu’au garage, son sac sur l’épaule et fit ce qui lui avait été demandé. Quelques minutes plus tard, ils faisaient route vers cet enfer pour jeunes gens, autrement nommé lycée et auquel Aurélien n’arriverait pas à l’heure.

*Mais qu’est-ce qui m’as pris ? J’aurais du la laisser dormir et rester chez moi !*

Ainsi se déroula ce début de journée somme toute assez banal que tout être humain – ou presque – connaît au moins une fois dans sa vie…
par Sheikhan publié dans : One shot originaux
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Lundi 25 juin 2007
Plume d'ange est un ancien texte que j'ai écris. Il mériterait bien d'être retravaillé, je m'y attelerai dès que j'aurais un peu avancé dans Quand  K. rencontre G.... En attendant,  le voilà ! (J'ai honte d'avoir écrit un tel texte, ça me ressemble pas n_n)

Titre : Plume d'Ange
Genre : Euh... 
Auteur : Sheikhan
Disclaimer : Tout est à moi !
Rating : K

Je me nomme Caroline, j’ai 25 ans. L’histoire que je m’apprète à vous conter n’a encore jamais été dévoilée à qui que ce soit. Il m’est encore très dur d’en parler, voire tout simplement d’y repenser. Croyez-le ou non mais rien n’est inventé, tout est vrai. Tout !

 

Il y a de cela une petite dizaine d’années, j’étais encore au lycée. Fille normale, sans plus d’amis que la moyenne. Rien d’exceptionnel, pas même la beauté. Non, je n’étais pas jolie, mais pas laide non plus. Comme toujours, j’étais entre les deux, et je le suis restée. La seule chose chez moi qui puisse être qualifié de joli, ce sont mes yeux. Ils sont bleu prussien avec des cils longs et des paupières un peu nacrées. Des yeux de biche paraît-il. Toujours était-il qu’en plus de ma banalité affligeante, j’étais bien piètre séductrice. Reconnaissez que ce n’est pas évident d’attirer le garçon de ses rêves dans ses filets lorsque les choses sont ainsi. Vous ne voyez pas où je veux en venir ? J’y viens, un peu de patience.

 

Cela faisait donc une bonne année que j’avais été admise dans cet établissement. Je n’avais pas mis longtemps à tomber sous le charme de celui que tous nommaient l’Ange déchu. Toutes les adolescentes, ou presque, étaient comme moi lorsqu’elle le voyait. Il était si beau, si sombre, si mystérieux. Il est connu de tous l’attrait des mauvais garçons sur les filles, surtout s’il s’agit de beaux bruns ténébreux. Rares étaient pourtant les demoiselles qui avaient ma chance, celle d’en connaître un. Enfin connaître, c’était vite dit, hormis son corps, son surnom et son goût pour le grabuge, je ne savais rien de plus. Même maintenant, je serais dans l’incapacité de vous fournir de plus amples informations sur ce qu’il était.

 

Encore une fois, je m’égare. Revenons-en au principal. Les mois passaient sans que je n’ose l’approcher. Déjà, le regarder lorsqu’il était tourné vers moi me coûtait. Savoir qu’il posait ses yeux sur moi me mettait dans tous mes états, j’avais peur d’être ridicule au point que je le devint finalement. Et le fait qu’il change de petite amie chaque semaine environ n’arrangeait pas mes affaires. J’estimais déjà mes chances de sortir avec lui à 0, mais si j’y parvenais pour devenir son ex sept jours après, non merci. J’ai toujours été déterminée, je n’ai donc jamais abandonné. Finalement, ce regard, qui n’était guère que la seule partie de mon être susceptible de le faire craquer, finit par m’être d’une grande aide. Puisque j’étais trop timide et lâche pour lui dire clairement ce que je ressentais, je le lui ferais comprendre. Ce manège dura quelques mois supplémentaires. Il avait dû finir par savoir que j’existais aux vues des sourires mi-amusés, mi-narquois qui fleurissaient sur ses lèvres à mon passage. Avant, il passait devant moi en me jetant juste un coup d’œil ennuyé. C’était déjà un beau progrès, toutes les lycéennes de mon établissement ne pouvaient pas en dire autant.

 

Les vacances arrivaient à grands pas cependant. Je ne voulais pas perdre plus de temps. Puisqu’il semblait que mes chances avaient sensiblement augmentées, j’allai profiter de cette faveur de la vie. J’écrivis alors en cours de français une belle lettre niaise qui ne me satisfaisait pas. Elle me plût bien moins encore par la suite : mon professeur me l’arracha des mains pour la lire à haute et trop intelligible voix. Imaginez ma gêne ! Je fis mine de rien, laissant le rouge me monter aux joues alors que quelques idiots se moquaient de moi. J’aurais bien aimé les voir à ma place mais jamais en trois ans je n’en eût le loisir…

 

Néanmoins le soir venu, je m’attela de nouveau à la tâche. Plus rien ne me venait à l’esprit. Je finis par simplement écrire le mieux possible ces quelques mots dont je me souviens clairement : « Retrouve-moi près de la fontaine du parc à 10 heures demain matin, j’ai quelque chose à te dire. Caro aux yeux de biche ». Nul doute qu’il me reconnaîtrait. Toutes mes amies me nommaient ainsi et elles avaient la mauvaise habitude, fort utile exceptionnellement, d’hurler ce surnom lorsqu’elles me voyaient plus loin devant elles. Il avait dû l’entendre plus d’une fois…

 

Un problème néanmoins se posa. Comment lui donner ce fameux mot ? Je connaissais à peu près ses horaires. Il prenait à 8h30 comme moi. Devrais-je m’arranger pour glisser la feuille dans son sac, la lui donner par l’intermédiaire d’une amie – chose qui me répugnait, ou attendre encore et trouver une autre solution ? J’opta pour la première idée après réflexion. Je dû m’entrainer toute la soirée pour que ça se fasse dans les règles de l’art, mais j’y parvins.

 

Le lendemain, à l’heure dite, j’arrivai à la fontaine. Je séchai le cours de mathématiques. C’était le dernier de l’année donc je ne perdais rien. Je ne doutais pas un seul instant qu’il viendrait, j’avais pu déjà constaté qu’il n’hésitait pas à faire l’école buissonière. Cependant l’heure tournait et il ne semblait pas vouloir me rejoindre. Dépitée, après un quart d’heure d’attente, je finis par retraverser la rue qui menait au parc. Mon esprit était trop encombré de sombres pensées pour que je songe ne serait-ce qu’un instant à regarder avant de descendre du trottoir. Or une voiture arrivait. J’entendis un grand bruit de frein. Une à deux secondes d’après, je me retrouvais les fesses par terre, assise plus ou moins bien sur les pavés beiges qui bordaient la route. Devant moi gisait inerte le corps de celui que j’attendais. D’un geste vif, j’allai près de lui. J’avais suivit quelques cours de secourisme que j’appliquai à la lettre en attendant l’ambulance…

 

Le jour suivant, on téléphona chez moi pour m’informer de son état comme je le leur avais demandé. Il était mort dans la nuit des suites de ses blessures… Certains disent que la plus belle démonstration d’amour qu’ils puissent faire pour l’être désiré est de mourir pour lui, moi je pense que c’est la plus affreuse. Cela fait trop mal pour pouvoir être considéré comme un geste magnifique.

 

Cependant, là où mon histoire devient belle, c’est dans sa fin. Quelques jours après son enterrement, je me rendis à cette fameuse fontaine où j’aurais mieux fait de rester. Il faisait presque nuit, le ciel était très coloré. C’était le genre d’ambiance qui me mettait du baume au coeur, ce dont j’avais énormément besoin. Je finis par m’asseoir sur un banc pour pleurer lorsque j’entendis une voix. Sa voix.

 

« Ne me pleure pas, je suis là. »

 

Vous vous en doutez, j’ai levé les yeux : il n’y avait personne. Vraiment personne sauf quelques arbres, des fleurs et les poissons dans la fontaine et moi-même.

 

« Regarde plus haut. »

 

Je le fis mais ne vis qu’une hirondelle solitaire. Je me demandai un instant si je n’étais pas devenue tout simplement folle mais comme s’il avait lu dans mon esprit, il ajouta :

 

« Tu ne rêves pas, je suis bien là. J’ai un peu de retard par rapport à l’heure que tu m’avais fixé mais je fais acte de présence quand même ! »

 

Je ne pu m’empêcher de sourire, cherchant toujours sa présence du regard. Il n’était nulle part.

 

« Où es-tu ?

 

-Juste devant toi, sur la branche du chêne. »

 

Il n’y avait que l’hirondelle dessus. Que l’hirondelle… Je compris enfin.

 

« Je suis désolé, je ne peux pas rester. J’ai pris cette forme pour ne pas trop te surprendre mais ça m’épuise. Je voulais juste te donner quelque chose… »

 

L’oiseau s’envola. Arrivé sur mes genoux, je pus prendre, à sa demande, l’une de ses plumes. Il ajouta ce jour-là : « Lorsque tu ne te sentiras pas bien, regarde la plume et dis-toi que je suis là. ». Je ne le revis jamais, du moins physiquement mais je fis comme il me l’avait demandé.

 

Maintenant, j’ai surmonté cette épreuve. Je suis mariée à un homme merveilleux et je serai bientôt mère d’une petite fille. Pourtant, il restera à jamais mon Ange. Non parce que je l’aurais aimé plus qu’un autre, non parce qu’il fut mon premier véritable amour, non parce qu’il est mort mais parce qu’il est toujours là.

par Sheikhan publié dans : One shot originaux
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Lundi 25 juin 2007
Titre : Promesse brisée [anc. Quand K. rencontre G.]
Genre : Romance/général
Auteur : Sheikhan
Disclaimer : Masami Kurumada possède l'univers du manga et les chevaliers. J'ai Gaia, Syn' et Zoe.
Rating : T


Comme ce n'est pas forcément très lisible sur over-blog pour les longs textes, je vous met le lien qui amène à la fiction sur FFnet. Pour le moment,  c'est en cours, nous en sommes au chapitre 8 : 
De surprise en surprise



Lien : Promesse brisée


Extrait du chapitre 9 :

 

Je n’aimais pas cela. Mais vraiment pas. Mon oncle me fusillait du regard d’avance, se doutant qu’au fond, je voulais vraiment parler seule à seul avec le jeune homme. A côté de lui, Kanon m’observait avec ferveur, l’air tout de même de m’avertir que je pourrais m’attendre aux pires sévices en cas de refus. Que choisir ?

par Sheikhan publié dans : Promesse brisée (T)
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Avant d'aller lire les fanfics, je vous conseille de jeter un oeil sur l'article concernant les ratings. Vous y trouverez des précisions utiles pour éviter les mauvaises surprises... Mise à part ça, je vous souhaite une bonne lecture !

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