Le titre vient de la célèbre chanson homonyme, le reste de mon imagination.
Ceci est un lime, c'est-à-dire une fic avec de l'érotisme. C'est relativement soft, mais si vous n'aimez pas les histoires homosexuelles, ce n'est pas la peine de lire.
C'est une vieille fic que je n'ai pas retouché. Je ne suis pas sûr de la réécrire un jour, parce que j'étais particulièrement dans l'ambiance quand je l'ai rédigé... Enfin, enjoy
!
Don't worry, be happy !
Il le voyait appuyé contre cet arbre depuis plusieurs dizaines de minutes, ses longs cheveux de jais voletant avec la brise fraîche. Assis sur la branche d’un arbre, le jeune blond n’arrivait
pas à détacher ses yeux du ballet fascinant des mèches d’ébène qui se mouvaient avec grâce sur le torse hâlé de leur propriétaire. Il n’aurait su dire depuis combien de temps exactement il
l’observait, depuis combien de temps il admirait cette fine musculature qui se contractait parfois, alors que l’homme semblait paisible. Pourtant, il le savait, ce n’était pas le cas. Il
était tendu et depuis son arrivée, Ilöwyn cherchait une solution pour l'apaiser.
- Tu comptes rester là encore longtemps ? -
Un mince sourire apparut sur les lèvres du blond après un bref sursaut. Avoir été repéré ne l’étonna pas outre mesure, l’autre était plus doué que lui à ce jeu-là.
- Qui sait ? -
D’un bond souple, il sauta au sol et s’avança doucement, presque félinement vers l’homme. Ce dernier n’avait pas bougé le moins du monde. Une fois à quelques centimètres de lui, le petit
blond s’assit à califourchon sur Sheikhan et posa ses mains sur sa taille, se contentant presque de frôler sa peau. Il sentit avec satisfaction le corps sous lui frissonner à ce contact. Son
sourire s’agrandit légèrement.
« Tu es trop tendu... » murmura-t-il.
Il aurait pu s’exprimer par télépathie, comme précédemment, mais leur proximité lui faisait préférer ce moyen d’expression. Il fut d’ailleurs récompenser de sa bonne idée par deux paupières
qui s’ouvrirent, dévoilant un regard bleu cobalt d'une froideur à en geler des icebergs. L’ignorant délibérément, il fit glisser un doigt sur le torse de l’homme, se délectant de la
contraction des abdominaux lorsqu’il les effleura. Ilöwyn se pencha doucement, déposant ses lèvres sur l’une des épaules bronzées de l’archer.
« Beaucoup trop tendu. »
Sa voix était devenue un peu plus rauque et il sentait contre lui tout le travail que l’autre homme fournissait pour rester impassible. C’était inutile, ils le savaient tous deux, mais le
blond aurait été déçu si son ami avait cédé si facilement. Ce fut donc avec un fin sourire amusé qu’il mordilla Sheikhan dans le creux du cou, avant de se relever doucement.
« Je vais chercher de quoi te détendre un peu. »
Lorsqu’il revint, le jeune homme portait avec précaution un récipient rempli d’eau fraîche dans lequel trempait un objet incongru en ce lieu. Il marchait prudemment, se dirigeant sans hâte
vers le brun qui avait à nouveau fermé les yeux. Il le devinait, l’autre attendait. Il avait aiguisé sa curiosité et se devait maintenant de la satisfaire. Il déposa le baquet arrondi sur
l’herbe tendre et s’assit comme précédemment sur sa future « victime ». Celle-ci ouvrit à nouveau les yeux et les fit glisser sur son tortionnaire, ignorant l'eau près d'eux. Il ne montra ni
surprise, ni désaccord et se contenta de lever légèrement un sourcil en croisant à nouveau le regard d’Ilöwyn.
« Tu verras... »
Entre eux, nul besoin de parler pour se comprendre, ainsi, la question avait trouvé sa réponse sans même être énoncée. Et comme pour y répondre à nouveau, le plus petit des deux prit
doucement le pinceau et le laissa s’égoutter au-dessus du liquide translucide. Il l’approcha alors de la peau basanée et commença à dessiner tout doucement des symboles dont lui seul
connaissait le sens. A nouveau, il sentit le brun frémir et cela lui arracha un sourire. Il ne cessa pas pour autant ses actes, déjà refermé les yeux. Son regard à lui suivait les tracés
transparents sur le corps sombre, admirant les reflets du soleil sur chacun d'eux, se perdant dans chaque creux et chaque bosse où ils se frayaient leur chemin, guidés par une main
taquine.
Parfois, il plongea l’extrémité de son instrument de douce torture dans l’eau claire et reprenait alors ses dessins avec une concentration proche de la transe. Le pinceau glissa tout
doucement du ventre sur les flancs qu’il savait sensibles, et il le faisait remonter son outil tout doucement, procurant ainsi quelques frissons à l’autre homme. Il continua alors son chemin
sur la poitrine de ce dernier, titillant avec plaisir l’un de ses tétons avant de repartir bon gré, mal gré vers d’autres zones, un peu moins délicates. Le temps passa doucement, sans qu’il
puisse lâcher des yeux le corps de Sheikhan. Parfois, il y déposait quelques baisers papillons puis reprenait son œuvre, aussi sérieux qu’un peintre devant sa toile. Aucune parcelle de peau
du torse ne fut épargnée, même si, à la longue, on ne voyait plus les belles arabesques qu’il avait pris plaisir à former.
Puis un doigt passa doucement sous son menton et l'obligea à lever la tête. Il quitta à regret sa vision tentatrice pour croiser deux orbes d’un bleu envoûtant, un peu plus chaleureuses que
précédemment. Avec un très léger sourire, il frôla le corps de l’homme et reposa le pinceau dans le récipient. Il se pencha sur la bouche purpurine qui l’attirait depuis quelques instants. Le
blond mordilla doucement la lèvre inférieure avant que l’archer ne le laisse approfondir leur baiser. Deux mains virent ses poser sur ses hanches, le faisant contracter légèrement les jambes.
Un gémissement sourd et retenu lui échappa au contact de leurs bassins.
« Les gars, vous v’nez ? Nelio veut vous voir. »
Ilöwyn soupira faiblement. Même en période de canicule, ils ne pouvaient pas être tranquilles...
Je suis ravi que ce petit OS sans prétention t'ait plu et l'univers qui va avec. Il n'y a pas vraiment de suite à ce texte. Les deux personnages font parti d'un ensemble qui sera, un jour peut-être, une suite de roman. Pour le moment, je les sors à plusieurs sauces, sans forcément que les histoires aient des rapports entre eux. Au moins, ça dévoile plusieurs parts de leur personnalité.
J'aime beaucoup cet univers et la sensualité qui se dégage. C'est assez frais et ça donne envie d'en savoir plus sur leurs vies, leurs univers. S'il n'y a pas de suite... à ta place, j'en créérai une !
Bonne continuation et à bientôt !
En fait, DWBH est plutôt une annexe à la véritable histoire de nos deux compères. Leurs aventures tiennent justement de l'aventure, pas de la romance mais j'avais la scène en tête depuis longtemps. Donc il n'y aura jamais réellement de suite, par contre il est probable qu'un jour, j'arrive à écrire les "romans" d'où je tire Sheikhan et Ilöwyn. Ou du moins, d'où je tire cette version de Sheikhan (différente de l'autre OS) et d'Ilöwyn (idem).
Merci pour ton commentaire^^